Ferme et élevage

L'élevage d'agrément est rentré à la maison : animaux de ferme miniatures et races anciennes partagent aujourd'hui des enclos de banlieue et même de grands jardins, gardés autant pour la compagnie que pour le lait, la fibre ou les œufs. Les chèvres sont des animaux de troupeau agiles et curieux, qui exigent une congénère et une clôture solide ; les cochons sont d'une intelligence déconcertante et gouvernés par leur estomac ; alpagas et lamas pâturent avec ménagement ; et une Dexter ou une Highland miniature donne l'atmosphère d'une vraie ferme sur une fraction de la surface. Chaque animal de cette catégorie vit en troupeau — aucun ne devrait vivre seul — et tous partagent trois besoins : de l'espace pour bouger et brouter, un abri sec et sans courant d'air, et un fourrage adapté à l'espèce (un bon foin de graminées est la colonne vertébrale de la santé d'un ruminant). Prévoyez au budget le parage des onglons, la vaccination et la vermifugation annuelles, et trouvez un vétérinaire rural avant d'acheter. Réglez l'espace, la compagnie et le fourrage, et vous aurez des compagnons robustes, longévifs et passionnants. Un mythe fait ici plus de dégâts que tous les autres réunis : le cochon « teacup » ou « micro ». Cet animal n'existe pas. Les porcelets vendus à huit semaines comme minuscules à vie sont des cochons ordinaires, et la manière habituelle de garder petits ceux des photos, c'est de les sous-alimenter — ce qui déforme le squelette et abrège la vie. Un adulte en bonne santé, même dans les plus petites races de compagnie, atteint 70 à 150 kg (150–330 lb) et vit 15 à 20 ans. Celui qui vous promet un cochon qui restera de la taille d'un chat se trompe ou vous ment, et c'est l'animal qui paie. Deux choses doivent être réglées avant l'arrivée de l'animal, jamais après. D'abord la réglementation de chez vous : zonage, autorisations d'élevage, surface minimale par animal, identification et transport varient énormément d'un pays à l'autre, parfois d'une commune à l'autre, et évoluent. Vérifiez vous-même vos règles locales, ne vous fiez pas à la parole d'un vendeur. Ensuite le vétérinaire : la plupart des cliniques pour animaux de compagnie ne recevront ni chèvre, ni cochon, ni âne ; le vétérinaire rural qui le fera est peut-être à une heure de route et déjà débordé. Trouvez-le, appelez-le, et sachez ce que coûte un déplacement d'urgence avant la nuit où vous en aurez besoin.